La Fureur du Dragon

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Il était une fois, dans un petit village tranquille entouré de montagnes et de forêts, la vie était simple et paisible. Les villageois étaient des gens travailleurs. Ils cultivaient la terre, élevaient des animaux et, le soir, se rassemblaient sur la place principale pour partager les événements de la journée.

Les villageois cultivent la terre

Un matin, un pêcheur nommé Pierre, vivant à la lisière de la forêt, courut sur la place du village, désespéré. Son fils, le petit Louis, n’était pas rentré chez lui la veille au soir depuis le ruisseau où il jouait toujours. Les voisins voulurent immédiatement aider et cherchèrent ensemble dans la forêt, mais ce fut en vain : le garçon avait disparu sans laisser de trace. La panique se répandit dans le village. Le lendemain, une autre famille vécut le même cauchemar lorsque leur fille, Sophie, disparut en jouant dans le pré derrière leur maison. Peu à peu, les disparitions devinrent une occurrence quotidienne.

Les hommes discutent

Les villageois ne comprenaient pas ce qui se passait. Personne n’avait entendu de bruits étranges ni vu d’étrangers dans la région. C’était comme si une force invisible avait emporté les enfants. Les mères pleuraient chaque jour, tandis que les hommes se rassemblaient pour décider quoi faire.

Au bout d’un moment, une rumeur commença à se répandre : un dragon maléfique vivant au cœur de la forêt pourrait être à l’origine de tout cela. Les anciens connaissaient cette créature grâce aux vieilles légendes. On disait qu’elle avait terrorisé la région il y a des siècles avant de disparaître. Maintenant, il semblait qu’elle était revenue pour apporter à nouveau la peur au village.

La délégation va voir le roi

Les chefs du village décidèrent de demander de l'aide au roi. Une petite délégation se rendit au palais pour rapporter ce qui s'était passé. Le roi, connu pour son sens de la justice, prit la nouvelle au sérieux. – Un dragon ! Un tel monstre ne peut pas rester impuni dans mon royaume ! – déclara-t-il, et annonça : – Celui qui vaincra le dragon et ramènera les enfants recevra un grand sac d'or en récompense !

Le roi est en colère contre le dragon

De nombreux chevaliers courageux se présentèrent, vêtus d'armures complètes, même venus de terres lointaines, et leur nombre semblait presque infini. Suivant la piste du dragon, ils s’aventurèrent tous dans la forêt, mais le chemin était dangereux et imprévisible. Certains se perdirent près de la lisière, tandis que d’autres, en s’enfonçant davantage, entendirent des bruits étranges et glaçants qui les emplirent de peur. Au bout d’un moment, les chevaliers commencèrent à se retourner les uns contre les autres.

– Pourquoi passes-tu par ici ? C’est mon territoire ! – cria l’un. – La récompense du roi est à moi ! Fais demi-tour ou tu devras m’affronter ! – répondit un autre.

Les chevaliers commencent à se battre entre eux

À cause de leur avidité et de leurs disputes incessantes, beaucoup n’atteignirent même pas le dragon. Ceux qui l’affrontèrent sous-estimèrent clairement sa puissance. Le feu du dragon brûlait plus fort que tout ce qu’ils avaient jamais vu, et ses ailes créaient des tempêtes à chaque mouvement. Aucun guerrier ne se montra digne de le vaincre.

Les villageois continuaient d’espérer, mais il devenait de plus en plus évident que personne ne pouvait vaincre le dragon. Les cœurs des mères et des pères s’alourdissaient alors qu’ils commençaient à craindre de ne jamais revoir leurs enfants.

Le jeune charpentier regarde le village depuis son atelier

Cependant, il y avait une personne, le simple charpentier Jacques, qui observait les événements en silence. Bien qu’il ne soit pas un guerrier et que personne ne mentionnât son nom parmi les chevaliers, Jacques décida qu’il ferait lui aussi quelque chose. Assis dans son atelier, il se rappela une histoire que son arrière-grand-père lui racontait souvent près du feu quand il était enfant. Son arrière-grand-père parlait d’un arbre tombé très spécial. Cet arbre avait autrefois été un chêne puissant et majestueux, mais lors d’une terrible tempête, un éclair l’avait frappé, l’arrachant à ses racines et le projetant sur le sol de la forêt. Bien que son tronc fût brisé et que tout le monde pensât qu’il était mort, l’arbre, pour une raison inexplicable, restait vivant.

De nouvelles pousses avaient grandi sur le tronc, comme si la puissance même de la terre le maintenait en vie. Selon les légendes, cet arbre avait un lien unique avec la nature, et ses branches possédaient un pouvoir extraordinaire. Une histoire racontait qu’un bûcheron avait fabriqué un instrument de musique à partir de l’une de ces branches, un instrument réputé pour ses propriétés magiques. Malheureusement, Jacques ne pouvait pas se rappeler des détails, mais il était de plus en plus absorbé par ses souvenirs. Cet arbre pouvait-il encore exister ? Et si oui, pouvait-il l’aider à vaincre le dragon ?

La foudre frappe le grand chêne

Le lendemain matin, Jacques commença à fouiller dans les vieilles affaires qu’il avait héritées de son arrière-grand-père. Dans un coffre poussiéreux, il trouva plusieurs papiers jaunis. Parmi eux, il y avait une carte dessinée à la main menant au cœur de la forêt, jusqu’à une clairière où se trouvait l’arbre tombé. La carte comportait une note écrite par son arrière-grand-père :

“Les branches ne tombent que pendant la pleine lune !”

Carte dessinée à la main

Jacques se rendit compte que la prochaine pleine lune approchait à grands pas. Sans hésiter, il décida de partir à la recherche de l’arbre.

Sous la lumière de la lune du soir, Jacques s’aventura dans la forêt, tenant fermement la carte dans sa main. La forêt était silencieuse, et les ombres des arbres projetaient des formes étranges sur le chemin. La carte le conduisit de plus en plus profondément dans les bois jusqu’à ce qu’il atteigne enfin une clairière. Au centre de la clairière reposait l’arbre tombé. Son tronc massif était couché sur le sol, mais de celui-ci jaillissaient de nouvelles pousses vertes éclatantes, comme si le temps n’avait aucun effet sur lui. Les nouvelles branches luisaient faiblement sous la lumière de la lune.

Lorsque l’horloge sonna minuit, l’arbre commença à trembler légèrement. Un léger craquement résonna, et une seule branche tomba au sol. Jacques la ramassa avec précaution. La branche était légère mais solide, et son matériau semblait étrangement robuste et inhabituel.

L'arbre tombé est encore vivant la nuit

Il rapporta la branche dans son atelier et commença à travailler dessus. Avec grand soin et précision, il se mit à la sculpter, prêtant attention à chaque mouvement. Il fabriqua une flûte – un instrument de musique sans égal en beauté et en raffinement. Lorsqu’elle fut terminée et qu’il en joua pour la première fois, le son de la flûte fut extraordinaire. Il semblait donner vie à la forêt elle-même. Le bruissement du vent, le murmure d’un ruisseau et une mélodie inexplicable se mêlèrent, un son que les mots ne pouvaient décrire.

Le jeune charpentier sculpte la flûte

Jacques sentait que cette flûte avait une immense importance. Il avait confiance qu’avec cet instrument, il pourrait affronter le dragon et sauver les enfants.

Le lendemain matin, à l’aube, Jacques partit avec la flûte magique en main. Il savait que la caverne du dragon se trouvait au cœur de la forêt, là où le couvert était si dense que la lumière du soleil ne pouvait pas pénétrer, un endroit où les villageois n’osaient pas s’aventurer. Dans son atelier, il prépara un sac simple, y mettant de l’eau, un peu de pain et la carte. Tenant la flûte près de lui, il commença son voyage.

À mesure que Jacques s’enfonçait plus profondément dans la forêt, les sons familiers du chant des oiseaux furent remplacés par des bruits étranges et lointains : des craquements, de faibles murmures, comme s’ils venaient du sol lui-même. De temps en temps, l’odeur sulfureuse du souffle du dragon flottait à travers les arbres épais, laissant clairement entendre qu’il se rapprochait.

Le jeune charpentier se tient devant la grotte du dragon

Finalement, Jacques atteignit la partie la plus sombre de la forêt. Devant lui se dressait une immense falaise, à la base de laquelle se trouvait une gigantesque entrée de grotte voûtée. De l’air chaud sortait de la grotte, portant avec lui l’odeur caractéristique du soufre. Le sol autour de l’entrée était marqué par d’énormes traces de griffes, et ici et là, des troncs d’arbres carbonisés étaient éparpillés comme des reliques oubliées.

Jacques s’avança prudemment dans l’obscurité de la grotte. À mesure qu’il progressait, l’espace s’élargissait peu à peu jusqu’à ce qu’il se retrouve dans une vaste caverne. En son centre reposait le dragon, dont les écailles scintillaient à la lumière vacillante des flammes de la grotte, comme si elles étaient faites de métal et de pierres précieuses.

Le dragon restait immobile, mais Jacques pouvait sentir son regard posé sur lui. L’un des yeux du dragon s’ouvrit légèrement, et son regard perçant se fixa sur le garçon.

– Que fais-tu ici, mortel ?! – grogna le dragon, sa voix profonde et rauque résonnant dans toute la caverne.

Jacques ne dit rien. Il serra fermement la flûte et, les mains tremblantes, la porta à ses lèvres. Il savait qu’il n’y avait plus de retour en arrière.

Le dragon rugit furieusement

Jacques joua de la flûte, et la musique n’était pas seulement belle, mais aussi empreinte d’une étrange énergie puissante, comme si elle insufflait la vie dans toute la caverne. Le dragon s’énerva, déploya ses immenses ailes et emplit la caverne d’un rugissement profond et tonitruant. Pourtant, la musique ne s’arrêta pas. Alors que la mélodie continuait, les mouvements du dragon ralentirent. Finalement, la grande créature s’effondra sur le sol de la caverne, ses yeux se fermant lentement. La musique l’avait bercé jusqu’au sommeil.

Le dragon s'endort doucement

Jacques s’aventura prudemment plus profondément dans la grotte. L’air était épais de l’odeur lourde du soufre, mais il n’y prêta aucune attention—son seul objectif était de trouver les enfants.

Il n’eut pas à chercher longtemps. Au fond de la grotte se trouvait une immense cage en fer, et à l’intérieur, les enfants du village blottis les uns contre les autres. La peur se lisait sur leurs visages, et certains observaient anxieusement derrière les barreaux, essayant de voir ce qui se passait.

Le jeune charpentier trouve les enfants

Lorsqu’ils aperçurent Jacques, leurs visages s’illuminèrent de soulagement et de joie.

Il s’approcha et murmura doucement : « Je suis là pour vous ramener chez vous ! »

La cage était fermée avec un grand cadenas. Jacques regarda autour de lui et aperçut une clé rouillée posée sur une pierre près de la cage. Il semblait que le dragon l’avait simplement laissée là.

Jacques ramassa la clé et s’arrêta un instant pour jeter un coup d’œil en arrière, s’assurant que le dragon dormait encore. Puis il inséra la clé dans le cadenas et le tourna. Le cadenas s’ouvrit avec un léger déclic.

– Vite, sortez ! – murmura-t-il aux enfants en ouvrant la porte de la cage. Un par un, les enfants sortirent, tremblants mais indemnes.

Les enfants quittent la grotte

Jacques leur fit signe de le suivre. – Restez silencieux et restez près de moi ! – dit-il d’un ton doux mais ferme. Les enfants formèrent une file derrière lui alors qu’ils se dirigeaient vers l’entrée de la grotte, chaque pas accompagné de regards nerveux vers le dragon endormi.

Enfin, ils atteignirent l’entrée de la grotte. Jacques se tourna vers les enfants et dit : – Maintenant, je vais vous ramener au village ! – Il les guida à travers les sentiers de la forêt, rentrant chez lui avec les enfants sauvés en toute sécurité.

Quand Jacques revint au village avec les enfants, les parents les accueillirent avec joie et larmes. Les mères serrèrent leurs enfants dans leurs bras, et tout le village acclama.

Les enfants embrassent leurs parents

– Jacques, tu as sauvé nos enfants ! – s’exclamèrent-ils en l’entourant.

Une célébration improvisée commença sur la place du village, où tout le monde exprima sa gratitude envers le modeste charpentier.

Bientôt, un messager du roi arriva et remit à Jacques un grand sac d’or. – Voici la récompense du roi pour ton courage et pour avoir sauvé les enfants.

Jacques accepta la récompense et se tourna vers les villageois. – Je vous donne cet or pour que les enfants aient à manger, des vêtements à porter et ne souffrent plus jamais.

L’or fut distribué parmi les parents, et le village se remplit à nouveau de rires. Jacques retourna dans son atelier pour continuer à fabriquer des jouets et des meubles, comme il l’avait toujours fait. Il ne cherchait ni renommée ni gloire.

Le charpentier sculpte dans son atelier après les aventures

Cependant, les gens n’oublièrent jamais ce qu’il avait fait pour eux. L’histoire de Jacques fut transmise de génération en génération, et le village se souviendrait à jamais du charpentier qui avait sauvé leurs enfants.

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